Je vous présente mes patins de hockey dans un flou artistique le plus total certes, mais la nuit, seule, avec une batterie quasi morte, pas de flash et -10°C, on
aurait pu ne pas avoir de photo du tout. Si vous voulez un aperçu un plus clair de l'activité, ça donnerait ça, mais sans moi:
Voilà la version hivernale de la piste cyclable qui longe le lac des nations au coeur de Sherbrooke: une patinoire de 500 m de long environ. On a à l'esprit
le mythe du patin sur les lacs mais comme on me l'a expliqué, c'est très rare que la glace soit suffisamment régulière pour que ce soit pratiquable,tandis qu'il suffit d'aplanir la neige pour
qu'elle glace. Et puis c'est bien moins risqué.
Tout à l'heure, je suis allée patiner sur cette piste à la tombée de la nuit, histoire d'y être à peu près seule et d'éviter de créer trop d'accidents. Au final, c'était plutôt joli, non?
L'inconvénient des patinoires naturelles c'est l'amas de neige qui nous freine subitement et crée donc des petites frayeurs, ou encore le ramolissement d'un bout de piste qui ralentit un patin
tandis que l'autre file.
Ceci dit, je pensais m'acheter un casque pour patiner (suite à mon épisode hôpital) mais finalement, j'ai dû patiner une demie-journée au total et je n'ai pas
encore chuté. Il y a une patinoire dans mon quartier avec deux terrains de hockey, où jeunes et moins jeunes viennent se divertir. L'autre jour, une mère faisait des aller-retours sur la glace
avec une poussette dans chaque main et deux bébés enfournés dans des espèces de sacs en fourrure. Les gamins commencent le hockey dès 5-6 ans et patinent comme des dératés. Pour ma part, j'ai
bien retrouvé la technique du virage mais je fais toujours plus ou moins du sur place quand j'essaie d'évoluer en marche arrière.
Maintenant, j'ai mes patins perso et je ne sors pas sans car il y a toujours moyen de passer à côté d'une patinoire. A quelques jours de mon retour, j'aurais tort de m'en priver!
Commentaires